Salvatore Adamo, dans sa chanson ‘Des nèfles et des groseilles’, évoque avec tendresse les souvenirs d’enfance qui semblent s’être perdus dans le tourbillon du temps. Il se remémore les moments joyeux passés à marauder les nèfles et les groseilles chez les voisins, les parties de jeu insouciantes avec les billes et les calots. Mais au fil des couplets, l’artiste souligne avec mélancolie que tout finit par disparaître, que la vie, souvent invoquée comme excuse, emporte avec elle la magie de l’enfance. Les coccinelles, les libellules, les oiseaux chantant au crépuscule, tout semble s’être évaporé, laissant place à la réalité implacable du temps qui passe. Les premiers billets doux glissés timidement, les promenades du dimanche, les sourires et les regards échangés, autant de fragments d’un passé révolu qui résonnent d’une douceur teintée de nostalgie. Adamo questionne alors la disparition de ces trésors de jeunesse, ces instants enchantés qui semblaient valoir leur pesant d’or. À travers ses paroles, il nous invite à un voyage introspectif, à une réflexion sur la fugacité des instants de bonheur et sur la manière dont le temps efface tout sur son passage. ‘Des nèfles et des groseilles’ devient ainsi un hymne à la mémoire, un écho émouvant des souvenirs d’antan qui résonnent encore dans nos cœurs, rappelant que la vie, malgré sa fugacité, recèle des trésors précieux à jamais gravés dans l’âme des hommes.
Tendances actuelles : adamo, guillaume canet